
Le cocon
> Le cocon est une idée de Bérangère Roussel et Jean-Gérald Dupau qui a vu le jour en 2018. Amis depuis leurs études au CNSM de Paris, ils ont chacun mené une carrière d’interprète puis éprouvé l’envie de devenir, à leur tour, meneurs de projet. Ils ont décidé de s’associer pour créer un langage chorégraphique à l’adresse des tout-petits, en se basant sur le rapport au mouvement. La question de la place de l'enfance dans notre société est l'enjeu principal de leur travail.
> En 2019, le cocon devient le pôle chorégraphique dédié à la petite enfance de la Fine Compagnie. Le cocon est un espace de recherche artistique, de réflexion, de développement, de production et de diffusion ainsi que d’interventions pour des projets destinés à la petite enfance. Depuis 2024, le regard se porte également sur l'enfance en général, avec des projets à destination des enfants de la maternelle à l'élémentaire.
> Du Cocon découlent les projet COucOu, l'EClOsion ou encore DES-ORDRES.
Création 2026 : DES-ORDRES
En deux mouvements :
- LE CORPS ATTENTIF, mouvement collaboratif : un travail de recherche in situ, en lien avec des enfants, des élèves, dans le cadre de l’école
- L’APPARITION, mouvement créatif : un temps de recherche entre artistes pour façonner un nouveau spectacle
Le Corps Attentif part de la proposition d’une effraction artistique.
Il s’agit d’inventer et de créer une histoire partagée, entre enfants et adultes, entre artistes et enseignant.e.s. En amont du projet, l'équipe artistique et l’équipe pédagogique réfléchiront ensemble aux possibilités d’une aventure commune. L’équipe artistique se donne une mission supplémentaire : surprendre et se surprendre. Dans un cadre sécurisé et bienveillant, où les limites auront été définies au préalable, l’enjeu sera de créer des habitudes, des zones de confort et d’aller chercher un pas de côté, un effet additionnel.
En continuité du travail du COcOn, les artistes se concentrent sur le moment subtil du déclenchement de l’émotion. Le travail sur la figure de la surprise demandera une attention à l’attention. Autrement dit, il faudra être à l’affût, prêt ou prête à changer de proposition, tenir ou lâcher. Le travail de la danse donne une place essentielle au mouvement.
L’Apparition parle du corps de l’individu dans la société et au sein des différentes institutions, ainsi que de la relation qu’il entretient avec lui-même et avec les autres. Ce travail de création pose la question d’un corps construit, en perpétuelle transformation, de la place qui nous est impartie et de celle que l’on prend, des normes à respecter, pas toujours questionnées et surtout bien intériorisées. Le corps dansant a la possibilité de se plier, de mettre à lumière la normalité mais aussi de venir distordre le réel. Le sujet de L’Apparition, c’est l’apparition du sujet à lui-même, face aux autres, une prise de conscience de soi, de ce que ça fait d’être au monde.
Composition de l'éCOsystème
C’est à Tahiti, haute comme 3 pommes, sur un rythme de Tamure que Bérangère se trémousse pour la première fois. Puis viennent les rêves de tutus, les années de Conservatoire et enfin la révélation de la danse contemporaine. À sa sortie du CNSMD de Paris, elle intègre la Cie Lespassagers puis Retouramont avec qui elle tourne encore, notamment dans Vaisseau spécial et Vertical de Poche. Elle part ensuite en Inde se former au yoga et à son enseignement. En 2009, titulaire du diplôme d’état, elle entre dans l’aventure de Danse en Seine et crée plusieurs pièces chorégraphiques pour l’association.
En 2013, elle débute une collaboration en tant qu’interprète et assistante à la chorégraphie pour Florence Boyer, Cie Artmayage. Depuis 2013 également, elle collabore avec la Compagnie Point Virgule dirigée par Claire Jenny, membre référent en danse à l’école. Perspectives, création 2017, proposition artistique d’actes chorégraphiques à géométrie variable, amène Bérangère à danser dans des hôpitaux, des EHPAD, des prisons et à recréer un langage chorégraphique dans toutes sortes de contextes.
De 2016 à 2020, elle danse dans Mass B de Béatrice Massin. En 2018, elle rejoint la Fine Compagnie pour un accompagnement chorégraphique de Mon cher ami le fantôme avant d’intégrer les créations de Méduses et Lucioles (en tournée). Depuis 2018, elle fait partie du vivier d’artistes de l’association 193 Soleil. Elle est actuellement interprète de la nouvelle création En Equilibre, ainsi que de à nous deux, Cie Point Virgule et Jusqu'au moment où nous sauterons ensemble, Cie 2 Minimum, deux pièces destinées au très jeune public.


Élève au Conservatoire National de Région d’Angers où il fait ses classes en danse classique, Jean-Gérald intègre par la suite le Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris en danse contemporaine, transformant ainsi littéralement sa façon de danser. C’est alors au contact de chorégraphes et pédagogues renommés (Christine Gérard, Peter Goss, Pedro Pauwels, André Lafonta, Susan Alexander) qu’il développe sa technique.
Il intègre ensuite plusieurs compagnies et opéras tels que le ballet de Metz, la Compagnie Karine Saporta, l’Opéra du Rhin, l’Opéra de Paris, l’Opéra Comique, le Capitole de Toulouse, l’Opéra de Tours. Il a toujours été attiré par la transmission. Transmettre son art, permettre aux autres de s’épanouir au travers de la danse.
C’est ainsi qu’il obtient son Diplôme d’état de professeur de danse contemporaine au Centre National de la Danse à Pantin en 2019. En 2018, il s’associe à Bérangère Roussel pour un projet commun afin de partager leurs expériences de danseurs et développer un travail autour de la petite enfance. Ils créent ensemble la compagnie Le CoCOn. Cette collaboration aboutit à la création du spectacle « L’éClOsion » en 2020 autour duquel sont donnés régulièrement des ateliers en crèche et en maternelle. En 2020, Jean-Gérald se forme en tant que comédien à l’école du jeu à Paris et travaille au Parc Astérix pendant 2 ans. Il rencontre Martin Grandperret autour de sa nouvelle création « 24, cité des Promesses » et collabore avec la compagnie Nébuleuse de Septembre dans le cadre de ses projets de transmission en 2024.
Il étudie le violon classique au conservatoire avant de s’épanouir dans l’improvisation musicale. Au conservatoire toujours, il étudie la musique acousmatique, l’écriture harmonique et le chant lyrique. Il se forme seul au trombone, au cornet à piston et au theremin. Il compose des musiques de spectacles pour différentes compagnies de théâtre.
Son expérience de la scène au sein de plusieurs formations - Warzim boule de feu (rock), El Gafla (musique algéro populaire), Leviathan gipsy band, Anglo Dinelo (jazz manouche), Aziliz Manrow (folk) le mène en toute tranquillité vers le jeu théâtral, notamment en théâtre de rue au sein de la Cie Par has’art, de la Cie Méliadès, de la Cie Demain on change tout et de La Fine Compagnie. Pour cette dernière en collaboration avec la compagnie Les estropiés, il compose la bande-originale de cinq spectacles dont la symphonie de « Mangeront-ils ? ». Depuis 2015, il joue avec l’orchestre tipica de tango : La Grossa. Au sein de cette formation, il participera avec le Ballet National du Rhin à la création de l'opéra « Maria de Buenos Aires » d’Astor Piazzola, au printemps 2019. Par ailleurs, il intervient dans les hôpitaux avec l’association Tournesol et enseigne le violon et le solfège.

Claire Laborde est une artiste travaillant le papier, basée à Lyon elle est originaire du Bassin d’Arcachon. Amoureuse
de la nature, elle s’inspire de celle-ci pour ses créations plastiques ainsi que dans ses illustrations.
Le monde cinématographique prend une place importante dans son imaginaire avec des influences tel que Wes Anderson pour son esthétique et ses personnages décalés, l’onirisme de David Lynch, mais aussi l’univers de la Science-Fiction. C’est d’ailleurs en participant à des tournages en tant que décoratrice plateau qu’elle commence à travailler après des études en design d'espace aux Beaux arts de Lyon.

Crédit photo : Laïla Soliman

